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Tour du monde a velo - Terre de paysages

Récits - Amérique centrale

 

Mea culpa, suivant les pays les accents sont plus ou moins présents sur les claviers, ce qui explique leur absence dans certains de nos textes. Désolé pour cette difficulté de lecture.

 

 

Amérique centrale : Rancho, finca, hacienda, vivienda, granja... Panama--23-.jpg
Mis en ligne le 21 mai 2011 depuis Bogotá, Colombie

On nous avait dit, on avait lu, Amérique centrale c’est dangereux. Nous avons lu les Maras, ces bandes qui vivent dans la violence et la haine, ces jeunes qui vivent vite, qui n’ont rien à perdre parce qu’ils savent que leur expérience de vie ne va pas dépasser les 21 ans. Nous avons entendu les histoires de touristes (et locaux) dépouillés jusqu’au dernier centimes et laissés en sous-vêtement su la bord de la route. Nous avons écouté les cyclistes qui telle une règle de survie conseillent de dormir chaque nuit dans un hôtel. Nous avons lu, entendu, écouté. Nous avons évité toutes les grandes villes (excepté Managua), nous avons pris les petites routes...et nous avons campé tous les soirs. Nous sommes passés rapidement, peut-être trop rapidement. 2088 km en 32 jours. Nous n’avons pas vraiment fait de tourismes, mais tous les soirs nous frappions au portail d‘une ferme, d’une maison, pour cause de sécurité. Prétexte à rencontres. D’un pays à l’autre nous avons pu appréhender les différences de caractères, de mode de vie, de relation et de langues! Les rancho du Mexique sont devenu des finca, puis des haciendas, voir des vivienda quand il ne s’agissait que de faire pousser des fleurs ou des légumes ou des granja pour revenir à un espagnol plus pure. Quand à la tente, d’un village à l’autre on nous parla de tenta, casa de campaña, tienda de campaña, carpa, carpeta... Si au Mexique la relation propriétaire/métayer nous avait paru presque féodale, les métayers ne prenant aucune décision en l’absence du propriétaire et s’effaçant complètement en sa présence, les paysans d’Amérique centrale, même si ils ne sont pas davantage propriétaires des terres qu’ils travaillent, nous ont semblé plus fières, plus sur d’eux : “le propriétaire est trop loin pour nous embêter, bien sur que vous pouvez camper sur les terres”. Le plus dur pour nous, voyageurs de passage, n’aura pas été la violence, le vol, l’insécurité, mais d’être des touristes. Nous n’avions pas prévu de plonger dans une telle atmosphère. Des retraités nord-américains, aux surfeurs en passant par les backs-packeurs tourdumondistes, tous se sont donnés rendez-vous dans ces pays aux plages sécurisées et au niveau de vie suffisamment bas pour se permettre une vie tranquille à l’ombre des cocotiers.

Guatemala, derniers jours en altitude, derniers jours au fraisGuatemala--03-.jpg

Premier jour difficile au pays de Rigoberta Menchu. Tout est calme coté Mexique. La route s’enfonce dans une vallée perdue. Mais passé le virage, derrière la barrière c’est le Guatemala, le chaos. Les taxi-motos zigzaguent entre les voitures et nous essayons de nous frayer un passage au milieu de tous ça. Le douanier Guatémaltèque nous demande 10 quetzals chacun pour taxe de séjour. On peut changer de l’argent à la banque. Flo laisse son passeport à la douane puis y retourne seul. Lorsqu’il demande un reçu, les explications sont plus que douteuses : il faut payer à la banque pour avoir un reçu, c’est compliqué et tout et tout, ok on vous fait un prix d’amis, un pour deux. A notre plus grand regret nous venons de payer le premier bakchich de notre voyage. Que cela ne se reproduise plus!

La route suit le fond de la vallée. On monte. Dur. Les gamins nous lance des “gringos” à tout va. Il y a des villages à chaque virage et dans chaque village des gamins. Dur. Envie de prendre un bus direct pour le Panama. Pourquoi voyager dans des endroits où l’on vous dit “gringo” avant de vous dire “bonjour”? Où notre présence n’est manifestement pas souhaitée? Comment s’arrêter et demander où camper quand le seul mot que l’on entend est “gringo”? Ce qui nous fait continuer : Marta et Carl qui nous ont proposé de grimper sur le Tajumulco, le plus haut sommet d’Amérique centrale. De San Cristobal au Mexique à San Cristobal au Guatemala : quelques kilomètres, des ethnies différentes, mais toujours une tradition vestimentaire bien présente. Terre maya qui ne devrait pas connaître les frontières.
Volcan-Santa-Maria--04-.jpg
Plutôt que le Tajamulco, nous proposons à Carl de grimper sur le Santa-Maria. Le Santiaguito en contre-bas est en activité. La perspective de voir des coulées de lave de nuit nous attire davantage que le record des sommets.
La montée au volcan est longue. Un groupe nous dépasse. Il cherche un gars qui a disparu depuis quatre jours. Une chienne nous suit. Arrivée au sommet dans le brouillard. Le groupe redescend, ils n'ont trouvé personne sur le chemin. La chienne reste, la pluie commence à tomber avec la nuit, la chienne se réfugie avec nous sous la tente. On espère que ça va se lever, que l'on va voir le Santiaguito. On devine le petit volcan au-dessous. On essaye parce qu’en réalité on ne sait pas très bien où regarder. On se couche et là gros bruit, un avion? Santiaguito se réveille, le brouillard s'amincit, la fumée monte, la lave coule! Ok, pas beaucoup, mais quand même. On se recouche, il fait froid. La chienne se fait petite dans un coin de la tente. Le soleil se lève et Santiaguito nous tire du duvet. Impressionnant bruit, fumée, mais impossible de voir la lave en plein jour. On commence la redescente pendant que les premiers touristes et locaux arrivent. Incantations, cris, psalmodies pour les dieux d'ici et le dieu de là-haut. Baluchon sur le dos, chaussures vernis ou sandales, robes au mille couleurs montent passer la nuit plus prêt de Dieu. Nous avons vu notre premier volcan en activité, Carl a passé sa première nuit sous la tente.
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D’un volcan à l’autre, nous rejoignons le lac Atitlan bordé par le San Pedro, le Toliman et l’Atitlan. La descente est raide. Nous doublons des familles chargées de fagots de bois. Les balances pour la pesée des graines de café nous accueillent à l’entrée des villages. Lac Atitlan, deux mondes sur une terre. Les mayas habitent depuis toujours les hauteurs du lac alors que les rives inondables ont été accaparées par les étrangers venus s’installer dans cet endroit paradisiaque. La famille Thorstenson est de ceux là. Rencontrés à la librairie  de San Marcos, ils nous invitent à passer la nuit sur le toit de leur maison. Cherchant une école un peu particulière, ils sont venu s’installer presque par hasard sur les bords du lac. Réveille au milieu des bruits d’oiseaux et des radios lointaines des voisins. Nous nous laissons envahir par la sérénité des lieux et décidons de rester une journée dans ce village sans voitures. C’est dimanche, les gringos organisent un concert sur la plage tandis que les Kaqchikels revêtent leurs plus beaux habits pour se retrouver sur la place centrale.
Guatemala (31)
La côte est rude pour sortir du lac et remonter sur la plateau. En haut nous attend la pire du douche que nous n’ayons jamais prise. Trois mois sans pratiquement une goûte de pluie il fallait bien que Zeus se venge un peu. Toute l’eau du ciel nous est tombé dessus en 20 minutes! Et c’est trempé que nous avons traversé la ville de Chimaltenango. Trois corps sont lourdement chargés de sac aux formes rebondies : des européens sous des parapentes! Ils nous invitent à venir boire le thé chez leurs amis. Horacio et Thomas sont des champions dans leur catégorie : ascension et voltige. Ils reviennent du lac Atitlan, nous n’avons pas le même images en mémoire.... Avant de partir pour prendre leur avion ils nous mettent plein de rêves dans la tête. Voyager dans les montagnes par les aires...huum.

Dernières heures en altitude : Antigua Guatemala, ville coloniale entourées de volcans. Ça fume, un peu. Image de la fournaise qui nous attend à l’approche de la frontière salvadorienne. Grande descente vers le Pacifique, arrivée sous les tropiques!

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Salvador, royaume de la bicylette

Les routes se font larges, tranquilles loin de la folle capitale. Les bas-côtés accueillent les cyclistes et les repuesto de bici fleurissent sur le bord de la route. Les églises se font de plus en plus nombreuses, les tortillas de plus en plus petites et épaisses. N’y voyez aucun rapport.
Quatre jours pour découvrir un accueil extraordinaire. Suite à une tentative infructueuse de passer la nuit dans un motel, un hôtel-garage où les chambres se louent à l’heure (...), nous entrons dans une école et demandons à deux jeunes filles s’il est possible de passer la nuit. Quelques minutes plus tard, le directeur et sa femmes, deux enseignants à la retraite, arrivent les bras chargés de café, gâteaux, papaye! Notre première nuit dans une salle de classe et notre premier petit-déjeuner salvadorien avec frijoles, banane plantain, omelette, pastèque et fruits dont nous avons oublié le nom.
Un groupe de femmes nous arrête : nous sommes sur la mauvaise route, direction la capitale. Oups, la nuit tombe et nous sommes au mauvais carrefour. Après nous avoir tout d’abord déconseillé l'hôtel du coin (?) puis proposé des hamacs, l’une d’elle nous invite à passer la nuit dans la chambre de son fils ainé. Elle est seule ce soir avec les plus jeunes et notre compagnie la rassurerait, même si bien sur rien n’arrive jamais. Ils sont boulangers, sans enseigne, ils vendent peu, à la maison, à vélo dans le bourg. A neuf heures du matin les clients repartent bredouillent. Ils ne veulent pas trop vendre, faire parler d’eux. Ils ne veulent pas que l‘on vienne les racketter. Les camions voyagent en convois, il est écris sur certains : “transport de légumes, cartons, sans valeur”, “unité suivit par sattelite 24h/24h”, la moindre camionnette transportant un peu de valeur a son escorte armée, le moindre parking a son garde armé. Derrière les sourires se profile le danger. Comme toujours bien plus importants pour les locaux que pour les voyageurs de passage...

Honduras, par la petite porte...

Deux nuits, une journée au milieu de paysages bien sec. Les arbres ont laissé la place au bétail et nous promettons de revenir un jour du côté caraïbes, vers les montagnes et les paysages plus doux.
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Nicaragua, royaume du cheval

Les volcans fument et les champs de canes à sucre sont en feu. C’est l’époque de la cueillette. Les grandes entreprises, plutôt étrangères que nationales, font la cueillette brûlée sur leurs grandes plantations. Les canes sont trop serrées, trop coupante, trop dangereuse pour la cueillette à la machette. La cane mise à nu part en camion de deux à cinq remorques suivant qu’ils roulent sur la route ou sur les pistes.

Les bas-côtés ne sont plus réservés au cheval de fer, mais au vrai celui fait de chaire et d’os. Seul avec son cavalier ou tirant charrette et toute la famille, le cheval n’a pas encore été remplacé par la voiture. Trop chère. En retard? plutôt en avance, l’écologie d’avant doit être le future d’aujourd’hui.

La pauvreté borde la route. On s’habitue à voir ces villages, des maisons en terre pour les plus belles,Nicaragua--03-.jpgfaites de roseaux pour les plus aérées, toit de palme ou de tôle, faites de plastique ou de cartons pour beaucoup. On s’habitue à ces villages, jusqu’au jour où l’un un peu plus pauvre que les autres, sans arbres pour cacher la misère nous fait dire qu’en France on les qualifierait de bidonvilles. Mais la pauvreté semble toujours plus facile sous le soleil et les bananiers, entouré de la famille et des amis, que seul dans la misère sociale en France ou en Europe à l’ombre du béton.

Petit tour dans la ville révolutionnaire de Leon, dans la cahotique Managua et dans la trop parfait Granada...prémisse de la colonisation gringo qui nous attend plus au sud?


Costa-Rica, pura vida!Costa-Rica--08-.jpg

Tout est vert de l’autre côté de la barrière. Les maisons ne sont plus de terre, mais de bois peint. Les arbres se font plus grands et plus charnus. Un drôle de bruit se met en route. Il s’emplifie au fur et à mesure que la nuit tombe. Des cigales! Une sorte de. Plus grosses, comme les arbres. Costa-Rica, pays des tropiques luxuriantes. Nos premiers crocodiles. Des vrais, des gros, énormes. Nos premiers arras et iguanes. Nous sommes comme des enfants face à toutes ces nouvelles choses. Costa-Rica, pays de naissance de l’United Fruit Company, celle qui a fait tant de mal dans les pays d’Amérique latine, celle qui s’appelle désormais Chiquita pour faire oublier les meurtres et massacres dont elle est à l’origine.

Manuel Antonio, pas d’histoire de bananes ici, seulement une affaire de tourisme, de météo plutôt favorable, de niveau de vie encore assez bas et conséquence de tout ça une nouvelle forme de colonisation, à la légère et souriante. Dans ce petit bout de péninsule ça parle plus anglais qu’espagnol et les costariciens se font plutôt Costa-Rica--03-.jpgrare. Un environnement qui nous rebute plus qu’un peu. Un phénomène que l’on doit retrouver en Espagne avec les allemands et au Maroc avec les français. Les migrations à sens unique. Une situation dont on pourrait redouter les conséquences : une marchandisation des relations, l’argent qui se met toujours entre nous et les locaux quand un pays s’ouvre de manière anarchique et totale au tourisme. Mais non, pas cette fois. Les costariciens sont fières de leur diction “Pura Vida” et veulent nous le montrer. Ils veulent être les plus accueillants d’Amérique centrale, nous dire que l’on est tous frère. Ils nous ouvrent grand leur porte et leur salle à manger. A nous qui venons de loin, mais pas à leur plus proche voisin, les nicas, les nicaraguayens, cette race de fainéant qui ne sait que voler et tuer...ça vous rappelle quelque chose?
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Panama, ouf!

La queue est longue pour faire tamponner son passeport. Les chauffeurs routiers sont prioritaires et nombreux. Nombreux les kilomètres aussi pour rejoindre la ville de Panama et arriver à temps pour rejoindre le bateau qui doit nous emmener en Colombie. Car il n’y a pas de connexion terrestre évidente entre ces deux pays. Des volontés de constructions de routes toujours manger par la forêt bitumivore, avortées pour cause de guerre, de guerrillas, de narco-traffic. Parce que la volonté n’est peut-être pas vraiment là. Et c’est tant mieux. Une forêt qui a la chance d’être protégée pour un temps.

Pour nous ce sera donc le bus entre David et Panama. La troisième fois sur le continent américain, une fois de trop pour Florent. La dernière???
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Panama. Les auberges de jeunesse affichent toute complet. Est-ce notre bonne bouille ou notre statut de voyageur au long court, mais l’on nous propose de dormir gratuitement sur la terrasse et de profiter des douches et de la cuisine. C’est encore la saison sèche de ce côté-ci du gap de Darien, que demander de mieux? Panama, une journée pour faire du tourisme, une journée pour douter de la suite. La Stahlratte, le gros voilier que l’on nous a conseillé de prendre est en mouillage à Porvenir. Pour le rejoindre, il y a deux routes. La plus direct est très difficile aux dires des précédents cyclos qui l’ont empruntée, mais depuis le bout il n’y a qu’une demi-heure de lancha, barque à moteur, pour rejoindre la Stahlratte. L’autre est plus facile, plus longue de deux jours et il y a quatre heures de lancha pour rejoindre le bateau... Le capitaine nous envoit un mail : la route la plus courte est bloquée. Il y a eu des glissements de terrain en décembre, la route semble avoir été réparée, mais les kunas en ont interdit l’accès à toute personne étrangère à la communauté (y compris les panaméens). Les kunas sont une des rares ethnie voir la seule du continent américain à avoir un territoire géré de façon complètement autonome. L’autre route est envisageables, mais le trajet en lancha promet d’être humide si ce n’est dangeureux : la mer est très formée et la plus grande partie du trajet n’est pas du tout protégée... Sans nouvelle d’une improbable autorisation de passage de la part des Kunas nous partons sur la deuxième route. Des cargos naviguent au milieu des champs. Nous longeons le canal. Nuit dans la cantine d’une entreprise pharmaceutique avant d’arriver à Puerto-Bello. Port convoité par toute la piraterie internationale. Port d’envois de tout l’or pillé au Perou. Un nouveau genre de marin nous sautent dessus. Ceux qui aujourd’hui cherchent passagers à emmener en Colombie. Ce que nous prenions pour une traversée romantique se transforme en businessPanama--26-.jpg aux billets verts. Sous la pluie, dans cette drôle de ville de Puerto-Bello, nous refusons les propositions pour continuer notre route vers Miramar où devrait nous attendre une lancha. Mais à Puerto-Bello toujours pas de nouvelles de notre capitaine. Notre dernière chance d’accès internet tombe à l’eau, aujourd’hui l’eau ne coule plus au robinet et les ondes ne veulent pas arriver jusqu’à Nombre de dios... Arrivée à Miramar à la tombée de la nuit. La cabine de téléphone est hors-service...heureusement l’armée veuille sur les côtes et le sous-chef nous prête son portable. Une lancha devrait venir le lendemain. Le bataillon nous offre douche et bout de plage pour camper en sécurité. Nous nous levons de bonne heure … pour voir partir les bateau-bananes, ces petits bateaux de marchandise qui approvisionne les iles et les ports de la cote, notre unique chance de voyage “au sec” pour rejoindre la Stahlaratte. En attendant la lancha qui tarde à arriver les soldats nous racontent les histoires du coin : la barque sur-motorisée qu’ils ont trouvée la nuit dernière : un abandon des trafficants, le capitaine fou qui s’est mis à assassiner les capitaines des voiliers qu’il convoitait : des embarcations toujours plus grosses pour transporter toujours plus de touristes, le capitaine bourré qui est tombé à l’eau une nuit de fête en pleine mer entre le Panama et la Colombie et le réveil des passagers qui se sont sentis un peu seuls au milieu de l’étendue d’eau salée sans savoir que faire avec tous les boutons de la radio. Des histoires de mer des caraïbes : entre drogues et touristes. Enfin notre lancha arrive, mais non, sous les cocotiers les touristes sont pressés et sous la pression de ses passagers, le conducteur ne nous laisse pas embarquer nos nombreuses sacoches. Une Panama--34-.jpgdeuxième arrive et malgré les regards haineux de ceux à qui l’on fait perdre de précieuses secondes de sable blanc nous embarquons pour quatre heures de folie humide et salée.  Les sacoches crient au secours et les vélos se font petit sous la bâche. Mais, un peu sonnés nous arrivons enfin à Porvenir. Ni une ni deux, notre capitaine nous embarque sur son gros bateau. Un vieux gréement allemand anciennement dédié à la pêche. Ouf. Une semaine de vacances bien méritées nous attendent. Au programme : farniente loin des ordinateurs, cabotage d’île en île, visite des communautés kuna et observations des petits poissons colorés, la découverte d’un autre monde!

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